Premières lignes : Demi-vie t. 2

Chères lecteurs et lectrices aimant la lecture,

Cette semaine, j’ai commencé le second tome de la série de roman Demi-vie de Magali Laurent publié par les éditions de Mortagne.

Le rendez-vous hebdomadaire Premières lignes a été créé par Ma lecturothèque  et il vise à faire découvrir un livre au travers de ses premières lignes. Je vise à vous faire découvrir mes nouvelles lectures au travers de ses premières lignes et de sa 4e de couverture.

N’hésitez pas à me faire part de vos réflexions ou à inscrire en commentaire le lien de votre rendez-vous.

4e de couverture

« Leur existence n’est qu’un mirage. Et la réalité s’avère
aussi cruelle que la vie de l’autre côté de la frontière.
Prisonnière de Perfecto, une entité dangereuse, Ysia
prend rapidement connaissance du destin effroyable qui
lui est réservé. Résolue à se libérer, elle déterrera des
vérités qui dépasseront ses craintes les plus vives.
Sacha et Driss, quant à eux, s’organisent pour lui venir
en aide. Mais l’intelligence artificielle qui contrôle le
Jardin ne compte pas leur faciliter la tâche.
À l’extérieur du champ de force, un jeune
homme combatif tente de subsister, seul,
dans un monde hostile peuplé de Prédateurs.
Poursuivi par ses remords, il se questionne.
Devrait-il abandonner ? Ou se battre pour
survivre malgré la peur, les doutes et le
désespoir ?
Et si leurs destins à tous étaient liés ?
Doivent-ils renoncer ? Ou essayer de
sauver ce qui peut encore l’être ?
La grande révolte du passé a bouleversé
l’équilibre de la planète. Celle
du présent impliquera de lourds
sacrifices. »

Premières lignes

Puisque c’est une bande dessinée, j’ai mis les numérisations des premières pages au lieu d’une citation.

Elle hurle.

La peur s’agrippe à chaque parcelle de son être.

-Ne fais pas ça. Je t’en supplie, ne fais pas ça.

Perfecto ne répond pas. Il va et vient dans la pièce sans se soucier d’elle, le visage fermé, l’air concentré.

Allongée sur la table d’opération, Ysia remue autant que l’anesthésiant le lui permet encore. Les sangles en cuir autour de ses poignets et de ses chevilles ne se desserrent pas d’un millimètre. Elle repose l’arrière de son crâne contre le coussin, haletante, le front en sueur. La tête lui tourne. Dans quelques minutes, elle dormira.

-Il est inutile de chercher à t’évader, lui dit Perfecto en faisant rouler vers elle une petite table en aluminium. Ce lit d’opération est conçu pour les androïdes. Il a été construit pour résister à des forces dépassant de beaucoup celle des humains.


Il arrête le chariot tout près d’Ysia, inspecte les divers instruments qui s’y trouvent.

-Nous serons heureux, ajoute-t-il. Tu ne le sais pas encore, c’est tout. Maman a tout organisé
pour que j’aie une belle vie. Elle a subi la même opération que toi, d’ailleurs. Et plusieurs autres après. Mais elle était trop vieille et les choses n’ont pas tourné comme nous le souhaitions. Toi, tu es jeune, tu as la chance de prendre le relais. C’est un privilège. Je t’ai choisie parmi toutes les femmes du Jardin. Un sacré privilège…

La vue d’Ysia se trouble.

-Je les ai reprogrammés, poursuit Perfecto. Je parle des Citoyens du Jardin. Ils vont maintenant reprendre leurs activités habituelles et nous fourniront tout ce dont nous avons besoin. Il m’aura fallu apprendre. Seul, j’ai commis des erreurs. Les humains sont tellement imprévisibles. Mais je m’adapte vite. Le résultat sera majestueux. Comme de l’art. Je crois que tu aimes l’art, n’est-ce pas?

Ysia n’a pas la force de répondre.

-Les amis de maman voulaient que ça s’arrête. Ils disaient que tout cela n’avait plus de sens, qu’il fallait y mettre un terme. Tu t’en rends compte ?

La tête de l’adolescente ballotte lentement tandis que son regard se fixe sur les deux lampes chirurgicales allumées au-dessus d’elle. La lumière lui brûle les rétines. Ses paupières se ferment doucement. La terreur laisse peu à peu place à une agréable sensation d’abandon, comme quand Ysia était enfant et qu’elle se blottissait dans les bras de Non père. Confiante. En sécurité.

Sauf que ce n’est pas le cas !

Dans un dernier accès de lucidité, elle soulève les paupières avec panique, ouvre la bouche pour aspirer le maximum d’oxygène. Elle veut parler. Supplier. Les mots sont bloqués quelque part dans son corps. Elle ne peut plus bouger. Des larmes coulent de ses yeux meurtris par les lampes. Un râle s’échappe soudainement de sa gorge.

Un visage angélique se penche au-dessus d’elle. Perfecto sourit. Son regard d’un bleu céleste se veut rassurant.

-Tout ira bien, Ysia. Nous reparlerons de tout cela à ton réveil, quand tu pourras apprécier les détails de ta transformation.

Malgré les propos terrifiants de l’androïde, la Citoyenne n’arrive plus à lutter contre la substance qu’il lui a injectée.

-Dors, maintenant.

À bout de forces et de volonté, Ysia ferme les yeux pour de bon. Avant de plonger dans le gouffre d’un sommeil sans rêves, elle croit entendre la voix de Perfecto qui murmure, au loin : «Tout ira pour le mieux, je te le promets ». »

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