Premières lignes : La Geste du sixième Royaume t.1

Chères lecteurs et lectrices aimant la lecture,

Hier, j’ai commencé le roman merveilleux La Geste du sixième Royaume t.1 de Adrien Tomas publié par Mnémos.

Le rendez-vous hebdomadaire Premières lignes a été créé par Ma lecturothèque  et il vise à faire découvrir un livre au travers de ses premières lignes. Je vise à vous faire découvrir mes nouvelles lectures au travers de ses premières lignes et de sa 4e de couverture.

N’hésitez pas à me faire part de vos réflexions ou à inscrire en commentaire le lien de votre rendez-vous.

4e de couverture

« Les Cinq Royaumes : des nations turbulentes et ambitieuses souvent en guerre. Au coeur des terres, un sixième royaume : la Grande Forêt légendaire, impénétrable et hostile. Dans les maisonnées de Sélénir, dans les cases de Val ou dans les yourtes des nomades des steppes de Khara, le soir au coin du feu, on raconte aux enfants la légende suivante : tes rêves, tes cauchemars comme les créatures fantastiques des contes que tu aimes tant peuplent le sixième royaume.

Alors, pourquoi un baladin perdu, une belle sorcière aux terribles pouvoirs endormie depuis cinq cents années, un jeune voleur des rues amoureux, un demi-nain commerçant débonnaire et un homme-loup monstre de foire se retrouvent attirés par la Grande Forêt ?

Que découvriront-ils ? La fin d’un monde ? Le sang et les larmes ? L’amour et la tragédie ?

La Geste du sixième royaume raconte avec un rythme effréné les destinées de ces héros malgré eux, semées d’embûches, de pièges, de doutes, de découvertes incroyables et de magies insaisissables.

Adrien Tomas signe un premier roman haletant, écrit dans un style limpide. Le suspense et la tension y sont remarquablement agencés et ceci jusqu’au dénouement final. On s’attache immédiatement à tous les personnages, à leur vie héroïque comme tragique. »

Premières lignes

« Le barde fronça les sourcils et détailla son auditoire. Toujours s’adapter à son public, telle était la règle d’or du conteur. Une histoire paillarde pour les tavernes, une légende héroïque pour des soldats terrifiés avant la bataille, une romance à l’eau de rose pour les belles dames de la cour… Et pour les enfants ? Un conte, évidemment. Oui, mais lequel ? Les idées tournoyèrent dans son esprit, jusqu’à ce qu’il commence à avoir mal à la tête. Finalement, il ouvrit les paupières et se pencha en avant, son visage à la peau claire se fendant d’un large sourire.

— Vous a-t-on déjà raconté la légende d’Aevar, l’Ange de Fer ? Les dix ou onze marmots se contentèrent de secouer la tête, ne voulant surtout pas parler et ainsi briser le moment magique qu’est le début d’une histoire. Non, ils ne la connaissaient pas, mais rien que le titre les affamait, et les petits yeux s’agrandirent encore, avides de connaître ce nouveau héros.

Llir soupira intérieurement. Bien sûr que cette bande de mioches crasseux ne connaissait pas l’Ange de Fer. Dans le sud, c’était sûrement le plus populaire de tous les contes, et la plupart des enfants savaient le raconter de trois ou quatre manières différentes. Mais ici, dans ces steppes glaciales, à l’intérieur de ces villages primitifs emplis de barbares frustes et malodorants, où les chevaux comptaient plus que les hommes, personne n’avait jamais entendu parler d’un des plus célèbres héros de tous les temps. Bien sûr. Un héros qui affrontait ses ennemis avec ruse et adresse plutôt qu’avec sa force brute, pourquoi les gens d’ici auraient-ils enseigné cela à leur progéniture ?

Dans les plaines de Khara, les hommes élevaient des vaches et des chevaux. Cette phrase suffisait à peu près à résumer leur existence tout entière. L’agriculture était impossible, le sol restant gelé plus de sept mois par an, et même si cela n’avait pas été le cas, Llir doutait qu’un seul de ces sauvages ignorants ait jamais su planter une graine. Ici, il fallait être fort, rapide et endurant. Se cultiver l’esprit n’était qu’une perte de temps, à peine acceptable lorsqu’ils seraient devenus trop vieux pour être encore utiles à la tribu. Par Bashara, qu’est-ce qui lui avait pris d’aller explorer le nord ? Maintenant qu’il y pensait, peut-être qu’il aurait pu convaincre Gweriù, trouver une explication rationnelle au fait qu’il se trouvait à l’intérieur de sa femme dans le lit conjugal. Peut-être qu’il aurait pu le convaincre de ne pas l’écorcher vif. Peut-être qu’il avait eu tort de fuir Taria Cith à toutes jambes, après tout… »

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