Chères lecteurs et lectrices aimant la lecture,
La semaine dernière, j’ai commencé le roman (audio) La forêt sombre (Le problème à trois corps t. 2) de Liu Cixin publié par Babel et Audiolib.
Le rendez-vous hebdomadaire Premières lignes a été créé par Ma lecturothèque et il vise à faire découvrir un livre au travers de ses premières lignes. Je vise à vous faire découvrir mes nouvelles lectures au travers de ses premières lignes et de sa 4e de couverture.
N’hésitez pas à me faire part de vos réflexions ou à inscrire en commentaire le lien de votre rendez-vous.
4e de couverture

« L’humanité sait qu’il lui reste quatre siècles avant que la flotte trisolarienne n’envahisse le système solaire. Les sciences fondamentales se retrouvant verrouillées par les intellectrons, la Terre doit se préparer du mieux qu’elle peut. Le Conseil de Défense Planétaire lance un nouveau projet : le programme « Colmateur », qui consiste à faire appel à quatre individus chargés d’envisager des stratégies secrètes pour contrer l’invasion ennemie. Car s’ils peuvent espionner toutes les conversations et tous les ordinateurs humains grâce aux intellectrons, les Trisolariens sont en revanche incapables de lire dans leurs pensées. Après Le Problème à trois corps, Liu Cixin revient avec une suite magistrale et haletante. »
Premières lignes
« La fourmi brune avait déjà oublié que ce lieu avait jadis été son foyer. Pour la Terre et pour les étoiles qui venaient tout juste de poindre dans le ciel vespéral, cette période n’avait été qu’une dérisoire parenthèse mais, pour la fourmi, cela frisait l’éternité. En ces temps reculés, son monde avait été renversé. La terre s’était envolée et, à sa place, avait surgi un gouffre vaste et profond, puis la terre était revenue dans un bruit de tonnerre et le gouffre avait disparu. À ce qui avait été l’une de ses extrémités se dressait maintenant une butte noire et solitaire. Ces événements se produisaient souvent sur cet immense territoire, la terre se volatilisait avant de faire son retour, des gouffres s’ouvraient avant d’être recouverts, puis s’ensuivait la naissance d’une butte solitaire, témoin visible de chaque nouvelle catastrophe. Sur le chemin du soleil couchant, la fourmi brune et ses centaines de sœurs escortaient la reine survivante à la recherche d’un lieu où fonder un nouvel empire.
Si sa route l’avait ramenée ici, ce n’était que le fruit du hasard. Elle était en quête de nourriture. Arrivée au pied de la butte, elle sonda de ses antennes cette imposante présence et remarqua que sa surface était dure et glissante, mais néanmoins suffisamment ferme pour être escaladée. Elle grimpa donc, sans véritable intention, simplement guidée par une petite perturbation aléatoire dans son rudimentaire réseau de neurones. De telles perturbations, il s’en produisait tout le temps, devant chaque brin d’herbe, chaque perle de rosée, chaque nuage dans le ciel, et chaque étoile derrière les nuages. Des perturbations impondérables. Mais lorsqu’une énorme quantité de ces perturbations sans but se combinait un but prenait forme. »
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6 commentaires sur « Premières lignes : La forêt sombre »