Le cadeau du froid — Chronique

Alors qu’un rude hiver montre le bout de son nez, une tribu athabaskane lutte pour sa survie. Afin de faciliter celle-ci, le chef et ses conseillers ont décidé d’abandonner les deux anciennes du groupe, Ch’idzigyaak et Sa’, pensant qu’avoir deux bouches de moins à nourrir permettrait à la tribu de surmonter la famine…

La lutte pour survivre de Ch’idzigyaak et Sa’ commence!

Velma Wallis est une athabaskane ou athapascane de l’Alaska. Alors qu’elle était jeune, au terme d’une journée, la mère de Velma contait à ses enfants les légendes de leur tribu, les Gwich’in. Alors qu’elle évoquait les temps jadis, sa mère lui conta la légende des deux vieilles femmes abandonnées en plein hiver. Des années plus tard, Velma a écrit Le cadeau du froid comme un hommage à son peuple et aux enseignements légués par les anciens aux plus jeunes. Ce roman plein d’humilité, de réflexion et facile à lire est le cadeau que Velma Wallis fait à la nouvelle génération.

Ce livre conte l’histoire de deux femmes abandonnées par la tribu, car elles sont âgées et considérées comme un fardeau. Cette pratique nous semble cruelle, mais pendant longtemps, la loi de la nature a tout régi. Que ce soit les humains ou bien les loups, ils abandonnaient les plus vieux afin de préserver le groupe. Bien que se croyant plus fort, le groupe n’aurait pas dû négliger les valeurs traditionnelles et les connaissances que les anciens étaient les seuls à détenir…

Ch’idzigyaak et Sa’ parviennent à survivre et même à prospérer grâce à des renseignements et à des savoirs perdus par la tribu. L’abandon vécu par Ch’idzigyaak et Sa’ les amène à démontrer que les connaissances, le courage et la volonté peuvent accomplir ce qui semblait impossible. La valeur d’un membre n’est pas égale au travail qu’il peut accomplir, mais au savoir, aux valeurs et aux traditions qu’il véhicule.

Tout au long de ce récit, Ch’idzigyaak et Sa’ montrent de nombreux talents et elles donnent des leçons de sagesse. L’histoire se termine par une dernière leçon. Malgré ce que nous avons subi, il n’est jamais trop tard : pour le changement, pour le don de soi et pour le pardon.

L’hiver qu’elles ont passé ensemble a permis aux anciennes, Ch’idzigyaak et Sa’, de se souvenir du savoir qu’elles avaient reçu en cadeau de leurs anciens alors que le froid leur a donné un cadeau oublié, celui de la solidarité et de la volonté.

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