Premières lignes : Les mémoires d’un chat

Chères lecteurs et lectrices aimant la lecture,

Hier, j’ai commencé le roman Les mémoires d’un chat de Hiro Arikawa publié par Babel.

Le rendez-vous hebdomadaire Premières lignes a été créé par Ma lecturothèque  et il vise à faire découvrir un livre au travers de ses premières lignes. Je vise à vous faire découvrir mes nouvelles lectures au travers de ses premières lignes et de sa 4e de couverture.

N’hésitez pas à me faire part de vos réflexions ou à inscrire en commentaire le lien de votre rendez-vous.

4e de couverture

« Un chat de gouttière au parler franc et rompu au langage des humains a pris ses quartiers dans le parking d’un immeuble de Tokyo. Lui qui, pour rien au monde, ne troquerait sa liberté se fait un jour percuter par une voiture et se voit contraint d’accepter la perspective d’une cohabitation durable avec Satoru, un locataire, qui le soigne et lui attribue un nom – Nana.

Cinq ans plus tard, des circonstances imprévues obligent Satoru à se séparer de Nana. Désireux de lui trouver un bon maître, il se tourne vers d’anciens camarades d’études, disséminés aux quatre coins du Japon. Commence alors une série de voyages et de retrouvailles qui sont pour Nana autant d’occasions de découvrir le passé de Satoru et de nous révéler maints aspects de la société japonaise.

Prenant et surprenant, profond et plein d’humour, Les Mémoires d’un chat est un beau roman sur l’adoption, l’amitié, et la force des liens qui unissent l’homme et l’animal. »

Premières lignes

« « Je suis un chat. Je n’ai pas encore de nom. » Il paraît que dans ce pays, un chat de génie a prononcé ces mots. Je ne sais pas s’il était génial, mais moi, au moins, j’ai un nom. Sur ce point, le chat de génie, je le mets à l’amende.

Quant à savoir si mon nom me va bien, c’est une autre histoire. Parce que celui qu’on m’a donné pose tout de même un problème d’adéquation au niveau du genre.

Ça fait environ cinq ans que je le porte, ce nom. Depuis que je suis devenu adulte, en fait. À ce sujet, il y a plusieurs théories concernant la méthode de conversion des années chat en années humaines, paraît-il, mais généralement, on s’accorde à dire qu’un chat d’un an est l’équivalent d’un humain de vingt.

À l’époque, mon endroit préféré pour dormir, c’était le capot d’un monospace sur le parking d’un immeuble.

Vous savez pourquoi j’aimais bien cette voiture ? Parce que je ne m’en faisais pas chasser comme un malpropre à coups de « pshh! pshh ! ». Ces humains qui sont tout juste des singes qui marchent debout sont d’un orgueil insupportable.

Non mais qu’est-ce qu’ils croient ? Ils laissent leur voiture coucher dehors et ils ne veulent même pas que les chats marchent dessus ! Tout endroit accessible aux pattes d’un chat est une voie publique, c’est juste du bon sens. Mais laissez par inadvertance quelques traces de pattes sur un capot, et vous ne tarderez pas à voir des humains excédés vous envoyer balader.

Donc, le capot de ce monospace était ma couchette préférée. C’était mon premier hiver, et ce capot bien chauffé par le soleil faisait un excellent parquet chauffant. Idéal pour la sieste.

Puis le printemps est arrivé et j’avais réussi à compléter le cycle des quatre saisons. C’est une grande chance pour un chat d’être né au printemps. La saison des amours félines a lieu deux fois par an, au printemps et à l’automne, mais la plupart des chatons qui naissent à l’automne ne passent pas l’hiver.

J’étais donc couché en boule bien au chaud sur le capot dudit monospace, quand j’ai senti un regard ému. J’entrouvre un oeil… Un grand échalas m’observait avec des yeux débordant de tendresse.  

… »

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6 commentaires sur « Premières lignes : Les mémoires d’un chat »

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