Le fusil de chasse et moi

INOUÉ, Yasushi. Le fusil de chasse. Paris : Le livre de poche, 2016.

Aujourd’hui, je vous présente mon avis sur le roman Le fusil de chasse écrit par Yasushi Inoué et publié par Le livre de poche. J’ai lu ce livre lors du défi de La semaine à 1000 pages du Pingouin vert de mai 2023.

4e de couverture

« Tu avais fini de frotter le canon et tu remontais culasse, que tu avais également nettoyée. Alors tu levas et abaissas plusieurs fois le fusil en épaulant à chaque fois. Mais peu après le fusil ne bougea plus. Tu l’appuyas fermement contre ton épaule et tu visas, en fermant un oeil. Je me rendis compte que le canon était manifestement dirigé vers mon dos.

Trois lettres, adressées au même homme par trois femmes différentes, forment la texture tragique de ce récit singulier. Au départ, une banale histoire d’adultère. À l’arrivée, l’une des plus belles histoires d’amour de la littérature contemporaine. Avec une formidable économie de moyens dans une langue subtilement, Yasushi dépouillée, Inoué donne la version éternelle du couple maudit. »

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Conclusion

Vous n’avez pas la berlue, il n’y a pas de section « Mon avis » pour ce livre. Je saute directement à la conclusion, car, dans les prochains paragraphes, j’explique pourquoi j’ai choisi d’appliquer deux des dix droits du lecteur tels qu’énoncés par Daniel Pennac.

Le premier point qu’il convient de dire c’est : comment ai-je trouvé ce livre? J’ai trouvé ce livre dans la bibliothèque d’un des membres de ma famille. C’est la couverture qui m’a attiré en premier, puis le titre. Quant à la quatrième de couverture, elle ne m’a laissé aucune impression.

Le récit commence par un chapitre de dix pages qui se présente comme la lettre d’un lecteur d’un magazine de chasse. Aucun croustillant, aucun élément déclencheur afin de ferrer le lecteur et encore moins de dialogues. 

S’ensuit alors le second chapitre d’une vingtaine de pages. Ce chapitre est lui aussi écrit comme une lettre à quelqu’un. Ce quelqu’un, on ne sait pas qui c’est à ce point de l’histoire. Encore là, aucun croustillant, aucun élément déclencheur et aucun dialogue. Uniquement, les pensées d’une femme dessinées avec soin sur le papier. (On parle de caractères japonais.) Pensées qui d’ailleurs noircissent les pages au bon vouloir des souvenirs qui s’appellent l’un l’autre.

Il en est de même pour les deux derniers chapitres…

En cours de lecture, j’ai appliqué deux des droits du lecteur. J’ai donc appliqué le deuxième droit du lecteur, « Le droit de sauter des pages / passages». J’ai d’ailleurs expliqué dans l’article sur Le conquérant et moi que je lis souvent la fin en premier ou quand je manque de motivation. Cela éveille généralement ma curiosité et propulse ma lecture. Cette fois, lire la fin ne fut pas un succès ou une motivation.

J’ai par la suite appliqué le huitième droit du lecteur, « Le droit de grappiller. » Au même titre que lire la fin, grappiller des paragraphes ici et là peut éveiller ma curiosité et propulser ma lecture. Encore là, chou blanc.

J’ai donc terminé ma lecture avec un objectif, me débarrasser du livre pour passer à une autre lecture. 

Au terme de ma lecture, je me suis posé une question. Est-ce que le style me convenait?

La réponse simple est : non. Pour ceux qui me lisent depuis un certain temps, vous vous en doutez, Le fusil de chasse est un de ces récits qui entrent dans la catégorie de ceux qui ne sont pas du tout ma tasse de thé, c’est-à-dire, les récits de type biographiques ou autobiographiques.

Pour conclure cet article différent, si la quatrième de couverture du livre Le fusil de chasse vous séduit, lancez-vous! Ce n’est pas parce que je n’aime pas que vous serez du même avis.

Bonne découverte!


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2 commentaires sur « Le fusil de chasse et moi »

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