Mon avis… Route End t. 1

NAKAGAWA, Kaiji. Route End : t. 1. Paris : Ki-oon, 2018.

Seinen, 8 tomes.

Aujourd’hui, je vous présente mon avis sur le premier tome de la série Route End dessiné par Kaiji Nakagawa. Il est temps de plonger dans les coulisses d’une entreprise de nettoyage spécialisée en scènes de crime.

4e de couverture

« Taji travaille pour une entreprise de nettoyage spécialisée dans les cadavres en décomposition. Les macchabées découverts sur le tard laissent des traces insupportables pour le commun des mortels, mais lui à le coeur bien accroché. La mort, il la connaît depuis l’enfance. Il a vu le corps de sa mère se balancer au bout d’une corde. Le traumatisme lié à ce suicide est ancré en lui, et chaque nettoyage est une catharsis.

Son quotidien est bouleversé quand son quartier devient le théâtre de meurtres en série. Les victimes sont découpées en morceaux, puis alignées pour former un mot, le même à chaque fois : « END ». Taji est chargé du nettoyage de la dernière scène de crime en date. L’affaire prend une tournure personnelle pour lui lorsqu’il découvre que son patron, véritable figure paternelle, est peut-être impliqué dans ces morbides mises en scène…

La chasse à l’homme est lancée ! Personnages complexes et meurtres mystérieux, tous les ingrédients sont réunis pour une enquête palpitante signée Kaiji Nakagawa, le nouveau talent du thriller psychologique ! »

Autre article sur le sujet

Premières lignes : Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6, Tome 7, Tome 8

Mon avis…

Je ne me souviens plus quand je suis tombé sur cette série policière sombre, mais je me souviens d’avoir lu et aimé les deux premiers tomes, puis d’avoir acheté le reste de la série sans la lire. La conservant pour plus tard…

Ce plus tard étant arrivé, je n’ai plus de souvenir de ma première lecture. La première chose qui percute en ouvrant le tome, c’est la scène de suicide (voir Premières lignes tome 1), puis l’introduction du personnage principal, Taji Harumo, et la présentation de son métier plutôt inhabituel. Jusqu’à présent tout suit le déroulement classique d’une introduction.

Vient ensuite l’élément déclencheur, l’annonce d’un possible tueur dans le quartier et l’implication de son patron et mentor. C’est à partir de ce moment que Taji crée sa quête : attrapper le meurtrier, et qu’il rencontre l’inspecteur Akina Igarashi. Fin du chapitre un. Toujours là, c’est du classique.

Ce qui est moins classique, ce sont les divers éléments présentés durant les 50 premières pages. Ces éléments sont la pendaison de la mère de Taji, le parquet abimé par un mort, le cadavre découpé et décomposé pour former le mot « End », la découverte d’un squelette sous un parquet et la thanatophilie des personnages… Bref, c’est de plus en plus bizarre.

Au moment d’écrire ces lignes, j’ai lu plus de la moitié du troisième tome et j’essaye d’être objectif pour éviter de faire des liens qui n’existaient pas encore.

Au terme du premier tome, je me souviens d’avoir entrevu du potentiel afin de parler des 7 stades du deuil (deux ont été entrevu, colère et douleur) et de la signification du nom de l’entreprise de nettoyage Aum.

Puisqu’il y a peu à dire pour le moment sur les 7 stades du deuil, parlons des temples. Oui oui, les temples. Vous comprendrez sous peu. 

Vers la fin du tome, Taji et Igarashi vont visiter un temple que ni l’un ni l’autre ne connaissait malgré qu’il soit proche de l’appartement de Taji et du poste de police. Durant cette visite au temple, le lecteur apprend également que Taji aime bien visiter les sanctuaires et les temples. 

Ce temple à la particularité d’être un faux, d’être la lubie d’un psychothérapeute et de présenter deux komainu -um qui représente la mort. Généralement, les temples shintoïstes présentent une statue A- et une statue -um. Ces deux komainu, qui forment ainsi le nom de l’entreprise de nettoyage Aum, représentent le début et la fin de toute chose. L’alpha et l’oméga. La vie et la mort. 

Komainu : ces statues de lion-chien sont généralement présentées par paire à l’entrée des temples. La statue de droite, le Komainu A- à la bouche ouverte afin de prononcer la voyelle « a » qui réfère au souffle de la vie. Quant à celle de gauche, le Komainu -um, à la bouche fermée afin de prononcer la syllabe « um » qui réfère à la mort. Prononcé de droite à gauche, sens de lecture japonais, cela forme le son « aum » qui protégerait.

Au terme de ce tome, de nombreuses intrigues sont ouvertes et la présence du tueur « End » chez Taji complexifie la situation.

Conclusion

Cette sombre enquête que nous présente Kaiji Nakagawa est captivante et laisse planer son lot de mystères. 

Au terme du premier tome, le lecteur a découvert des personnages pour le moins énigmatiques et qui semblent complexes. 

De plus, l’auteur dévoile de nombreux éléments macabres avec lesquels le lecteur n’a pas encore fait les liens. J’en aborderai quelques-uns dans un prochain article. 

Cette série n’est pas destinée à tous… La thématique policière combinée à la thématique macabre pourrait ne pas vous convenir. 

Ayant déjà préparé les premières lignes des autres tomes, j’ai décidé de flouter certains passages qui pourraient vous importuner. De plus, j’éviterai de montrer visuellement les éléments macabres de la série afin d’avoir un contenu qui risque moins de choquer le public.

En terminant, je trouve que ce premier tome est fort réussi, accrocheur et mystérieux. J’ai hâte de lire la suite.

Que signifient les mystérieux mots du mentor de Taji : « tout va se terminer »?

Nous le découvrirons sûrement dans les prochains tomes.

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