Premières lignes : Sans passer par la case départ

Chères lecteurs et lectrices aimant la lecture,

La semaine dernière, j’ai écouté la nouvelle Sans passer par la case départ de Camilla Lackberg publié par Actes sud audio.

Le rendez-vous hebdomadaire Premières lignes a été créé par Ma lecturothèque  et il vise à faire découvrir un livre au travers de ses premières lignes. Je vise à vous faire découvrir mes nouvelles lectures au travers de ses premières lignes et de sa 4e de couverture.

N’hésitez pas à me faire part de vos réflexions ou à inscrire en commentaire le lien de votre rendez-vous.

4e de couverture

« Skurusundet, détroit huppé dans l’archipel de Stockholm, réveillon de la Saint-Sylvestre. Quatre jeunes sont réunis pour fêter la nouvelle année. Pour braver l’ennui, ils décident de jouer au Monopoly. Mais ils ne sont plus des enfants : il faut pimenter les règles et les enjeux. La partie d’action ou vérité dans laquelle ils se lancent les entraîne vers des révélations de plus en plus fracassantes et des mises en situation de plus en plus dangereuses, jusqu’au point de non-retour… »

Premières lignes

« L’autoradio diffuse Walk Like an Egyptian que Liv Andréasson adore.

Le chauffeur du taxi agite la tête au rythme de la musique. Il sent la transpiration et sur la nuque, à la racine des cheveux, il a de minuscules boutons rouges. De temps à autre il la reluque dans le rétroviseur, mais chaque fois elle détourne le regard.

C’est pas grave, se dit-elle. Je t’en veux pas de puer la sueur ou d’avoir bavé en me voyant sortir de l’immeuble alors que je dois avoir trente ans de moins que toi.

Quatre ans auparavant, un chauffeur de Taxi Stockholm lui a sauvé la vie. Depuis, elle leur est restée fidèle. Contrairement à ses amis, elle ne prend jamais d’Uber.

Le chauffeur cherche à nouveau à capter son regard.

Elle se détourne, observe la ville.

Un Stockholm sombre et enneigé défile de l’autre côté de la vitre.

Des rues d’hiver, un pays d’hiver.

Les gens sont emmitouflés dans des fourrures ou d’épaisses doudounes par-dessus leurs vêtements de fête. Leur respiration forme des volutes dans la lueur des réverbères.

Walk Like an Egyptian s’évanouit, et un animateur s’époumone en annonçant qu’il ne reste que six heures avant la nouvelle année. Liv avait commencé à se maquiller au milieu de l’après-midi, dans son appartement d’Oxenstiernsgatan. Officiellement, elle vit chez ses parents. C’est sans rien dire à personne qu’elle a sous-loué cet appartement en répondant à une annonce sur Blocket. Depuis trois mois ce lieu est à elle, elle peut le garder trois mois de plus. La propriétaire est partie se ressourcer à Bali. Liv s’y retrouve aussi souvent que possible après le lycée. Elle fait croire à ses parents qu’elle dort chez une copine. Qu’elle bûche. Elle passe quand même son bac cet été.

Elle n’a jamais été tentée de montrer sa cachette à qui que ce soit. Si, il y a une personne qu’elle aurait aimé inviter. Mais elle sait que ça ne se fera jamais. Le taxi bifurque et prend le tunnel sous le Söderström. De l’autre côté, les milliers de lumières de la ville se reflètent dans l’eau. Le taxi tressaute quand les pneus abordent le pont de Danviksbron. Liv attrape son sac à main et sort une bouteille de Sprite remplie de vodka. Elle boit une gorgée, fouille à nouveau dans le sac et trouve un cachet au fond de la poche latérale. Elle le pose sur sa langue, sent le goût amer se répandre dans sa bouche.

(…) »

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